CoLLecT-IF au Grenelle Convertir en PDF Version imprimable Suggrer par mail
crit par Sophie   

Paris le 06 Juillet 2007
Une réunion historique



Président fondateur de CoLLecT-IF et représentant de L'Alliance pour la planète, Alain MATESI, est présent au Grenelle de l’environnement dans le groupe de travail n°2 "Préservation de la Biodiversité et des ressources naturelles".
Cet engagement est une lourde responsabilité et un gros travail de réflexion en perspective pour CoLLecT-IF qui défendra en autres, le projet de Parc National des Calanques de Marseille à La Ciotat avec une attention particulière pour la protection de notre littoral et l'ouverture sur une politique d'ambition environnementale tournée vers la Méditerranée.




Ce matin, devant de nombreuses personnalités dont Nicholas Stern,
Jean-Louis Borloo a précisé le dispositif qui permettra d’organiser le
Grenelle de l’environnement, en octobre prochain. 15 à 20 «programmes
opérationnels» devraient en découler.



Jean-Louis Borloo expose les orientations du MEDAD et le MEDEF se prépare au Grenelle de l’environnement.

C’est parti. Le ministère de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables (Medad) a lancé, vendredi 6 juillet au matin, le Grenelle de l’environnement qui devrait se dérouler «fin octobre».
Il a peu été question des 5 collèges (collectivités territoriales, associations, syndicats, représentants du patronat, et Etat) dont les noms des membres (8 par collège) devraient être donnés mardi 10 juillet, mais plutôt des 6 groupes de travail et de leurs présidents, «des gens indiscutables, au-dessus de tout soupçon», selon le ministre d’Etat Jean-Louis Borloo.

A partir de la semaine prochaine, et jusque fin septembre, les groupes élaboreront des propositions d’action.
Une consultation des partis et des fondations politiques a été prévue, de même que celle du public et des inter-régions, à travers des réunions, des «chats» et des forums sur internet.
Entre 15 et 20 propositions d’actions devraient, au final, être actées lors du Grenelle.


On annonçait en vedette américaine Al Gore, c’est finalement le Britannique Nicholas Stern, premier économiste à avoir évalué les conséquences financières de l’inaction en matière de changement climatique, qui co-présidera avec Jean Jouzel, climatologue et membre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), le groupe de travail intitulé «Lutter contre les changements climatiques et maîtriser l’énergie». C’est probablement le groupe dont les travaux seront les plus attendus, étant donné l’enjeu majeur que ce thème représente. D’ailleurs, il est le seul à être animé par deux co-présidents, deux vice-présidents (Edouard Bard, climatologue, et Yves Lion, architecte et urbaniste) et constitué de trois ateliers (transports et déplacements, bâtiment et urbanisme, énergie et stockage du carbone).
Ce troisième atelier abordera le thème très sensible de la filière nucléaire.

Le gouvernement de Nicolas Sarkozy a continué son débauchage à gauche puisque la sénatrice verte Marie-Christine Blandin a été nommée vice-présidente du groupe de travail n°2 «Préserver la biodiversité et les ressources naturelles». Son président est un autre sénateur, cette fois-ci UMP, Jean-François Legrand, président du Cercle français de l’eau. «Ce sont les deux seuls élus politiques qui président un groupe de travail, le choix s’est fait compte tenu de leur personnalité particulière», a précisé Jean-Louis Borloo.

Le groupe de travail n°3, «Instaurer un environnement respectueux de la santé», va se pencher sur la réduction des substances chimiques, l’air, les déchets, les pollutions, la qualité de l’alimentation, mais aussi les OGM, thème sur lequel devraient se confronter les ONG et les représentants patronaux. Dominique Maraninchi, à la tête du conseil d’administration de l’Institut national du cancer (Inca), présidera ce groupe, accompagné comme vice-président d’Alain Grimfeld, pédiatre et président du comité de la prévention et de la précaution.

«Adopter des modes de production et de consommation durables: agriculture, pêche, agroalimentaire, distribution, forêts et usages durables des territoires». C’est le défi lancé au groupe de travail n°4, co-présidé par Jean-Robert Pitte, géographe et président de l’université Paris-Sorbonne et Denis Tillinac, écrivain et journaliste. Selon Jean-Louis Borloo, le premier représente «l’urbanité», le second, «la rusticité». Une vice-présidente, Laurence Tubiana, directrice de la chaire de développement durable à l’Institut d’études politiques de Paris, a été nommée vice-présidente. Le philosophe Michel Serres participera également aux travaux.

L’ancienne secrétaire générale de la CFDT, Nicole Notat, présidera le groupe qui doit «construire une démocratie écologique». La présidente de l’agence de notation sur la responsabilité sociale des entreprises Vigeo sera assistée par le vice-président Michel Prieur, spécialiste du droit de l’environnement.

Last but not least, la recherche, l’innovation, la fiscalité, l’emploi, la compétitivité seront abordés au sein du 6e groupe de travail «Promouvoir des modes de développement écologiques favorables à la compétitivité et à l’emploi». A sa tête, l’économiste Roger Guesnerie, aidé par le philosophe Dominique Bourg, et Bernard Ramanantsoa, directeur général de HEC.

Une question demeure toutetois: les citoyens seront-ils au rendez-vous?
La fédération écologique France Nature environnement (FNE) a d'ailleurs appelé à ce que le Grenelle ne soit pas «un événement parisien».
De son côté, Marie-Christine Blandin a déclaré: «Le risque existe à tous les niveaux, à tout moment, de faire un flop. On fera en sorte que ça n'arrive pas. Il faut positiver, ne pas prendre les gens de front et les associer à des choses où ils trouvent matière à se regarder dans la glace».
Dernire mise jour : ( 09-12-2009 )
 
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